Avantages et inconvénients : comparaison des deux modèles

+ Vitesse

Théoriquement, les processeurs optiques bénéficient de la vitesse du photon dans l’air (299 792 458 m/s), légèrement supérieur à celle d’un électron dans le cuivre (273 000 000 m/s). De plus, l’absence de transistor pour créer des portes logiques permet de s’affranchir d’un précieux temps de réaction. Cependant, les processeurs optiques ne permettent pas (pas encore ?) de réaliser toutes les opérations permises par les processeurs traditionnels. Ainsi, leur domaine d’application concerne pour l’instant des calculs simples, pour lesquels le temps de réaction de la machine compte moins que le temps de réaction de l’utilisateur.

+ Coût de production

Les microprocesseurs traditionnels (ceux que nous trouvons dans nos ordinateurs) sont généralement l’une des pièces les plus coûteuses. Ils sont un concentré de technologie, de recherche et développement, mais contiennent également des métaux précieux, tels que l’or ou l’argent, qui sont d’excellents conducteurs. Les processeurs optiques peuvent s’affranchir de l’or pour la fibre optique, mais également, pour certaines applications, de n’importe quel métal, étant donné que la lumière se propage relativement bien dans l’air. Cependant, si le coût des matières premières reste faible, les procédés optiques utilisés réclament des combinaisons de matériaux particuliers, pour lesquels les coûts de recherche et développement sont élevés.

+ Maîtrise

Bénéficiant aujourd’hui de près de 60 ans de développements et de progrès, les processeurs traditionnels sont en mesure de répondre à un grand nombre de besoins de la part des concepteurs, mais également des utilisateurs. Ainsi, l’état des connaissances en matière d’informatique électronique semble largement supérieur aux connaissances en matière d’informatique optique. Jusqu’à une récente étude de chercheurs du MIT, il était par exemple impossible de créer un élément électronique basique : la diode. En effet, ce composant qui laisse passer le courant dans un seul sens reste très difficile à concevoir selon des principes optiques. Les moyens mis en place par l’équipe de chercheurs du MIT prouvent à quel point.

+ Adaptabilité

Aujourd’hui, l’ordinateur de base est presque exclusivement électronique. Les quelques besoins en procédés optiques (webcams, lecture de CD-ROM, affichage à l’écran…) sont contrôlés et alimentés par des électrons. Cependant, un certain nombre de développements récents pourraient jouer en faveur de davantage d’optique. La fibre optique, qui se développe fortement en ce moment, pourrait pénétrer les ordinateurs plus en profondeur, plutôt que d’être transformés en électrons. La transmission des données pourrait certainement gagner en rapidité, du fait notamment de la plus grande rapidité des photons.

+ Mobilité

Le développement d’usages mobiles pourrait militer en faveur d’un détachement (au sens propre et figuré) vis-à-vis des câbles traditionnels.

Cependant, d’autres technologies non-optiques permettent déjà un usage mobile de l’informatique (le Wifi par exemple). Elles possèdent l’avantage de passer à travers les murs, et d’être déjà adopté et maîtrisés… une force qui constitue également une faiblesse ! En effet, face à une technologie standardisée et qui émet dans toutes les directions, même à travers les murs, le piratage devient alors plus facile. Les technologies optiques pourraient ainsi se développer pour des besoins en transmissions de données mobiles mais sécurisées.